đ Date : 27/03/2026
đ Lieu : Théùtre du ChĂątelet
Toute lâimagerie et les accessoires sont lĂ Â â le chĂąle, lâĂ©ventail, les castagnettes, la bata de cola, longue traĂźne Ă volants typique du costume fĂ©minin â, mais redistribuĂ©s selon les codes dâun flamenco queer, trĂšs prĂ©sent sur les scĂšnes contemporaines. Hommes et femmes Ă©changent leur vestiaire.
DirigĂ© par RubĂ©n Olmo, le Ballet Nacional de España, fondĂ© en 1978, est la principale compagnie de danse subventionnĂ©e par le ministĂšre de la Culture et des Sports espagnol. Sa mission est double : conservation du rĂ©pertoire de la danse folklorique et acadĂ©mique traditionnelle et crĂ©ation dâĆuvres nouvelles. DĂšs lors, les danseurs, par-delĂ leur maĂźtrise de la technique classique, sont aussi spĂ©cialisĂ©s dans le bolĂ©ro et le flamenco. Créé le 1er dĂ©cembre 2023 au Teatro de la Maestranza, Ă SĂ©ville, Afanador de Marcos Morau rĂ©pond Ă tous les rĂ©quisits, en valorisant tout Ă la fois la tradition, la crĂ©ation et lâexpĂ©rimentation.
Petit-fils de photographe ayant lui-mĂȘme Ă©tudiĂ© la photographie, le chorĂ©graphe Marcos Morau sâest inspirĂ©, pour ce ballet, de deux livres rĂ©alisĂ©s par RuvĂ©n Afanador : Ăngel gitano : hommes de flamenco, et Mil besos. ConsacrĂ© aux hommes pour le premier, aux femmes pour le second, les deux livres ont Ă©tĂ© Ă la genĂšse dâune Ćuvre dans laquelle Marcos Morau a expĂ©rimentĂ© une forme de dialogue entre les compositions photographiques et chorĂ©graphiques. Le chorĂ©graphe voit comme plus petit dĂ©nominateur commun Ă ces deux formes dâart « le dĂ©sir charnel de capturer la vie â celle qui, par dĂ©finition, ne se laisse pas capturer ». Un jour, le cĂ©lĂšbre photographe colombien RuvĂ©n Afanador, qui travaille entre autres pour Vogue, Vanity Fair ou le New York Times et qui a rĂ©alisĂ© des portraits de stars dans le monde entier, sâest installĂ© en Andalousie pour rĂ©aliser une sĂ©ance de prises de vue consacrĂ©e aux fondements de la culture espagnole (flamenco, tauromachie, religion) : le ballet commence prĂ©cisĂ©ment lĂ oĂč elle sâest arrĂȘtĂ©e, non pas pour paraphraser lâĆuvre de RuvĂ©n Afanador, mais plutĂŽt pour suggĂ©rer un changement de focale.
SECRETS D’UNE ĆUVRE
Pour en savoir plus sur le Ballet Nacional de España, une présentation du spectacle a lieu 45 minutes avant le début de la représentation, au Salon Diaghilev, par Rosita Boisseau, journaliste et critique, spécialiste de la danse, les mardi et jeudi, à 19h15 (AccÚs libre, réservé aux détenteurs de billets pour la représentation du jour).




